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Ecole fondamentale libre Don Bosco


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4470 Saint-Georges-sur-Meuse

L’heure est aux pédagogies douces... Partie 1


Faut-il mettre son enfant à l’école ? Les trois tamis de Socrate...

Ne pas obliger, ne pas s’obliger... le mot d’ordre est clair : laissez chacun agir en fonction de ce qui semble juste, bon et utile à soi et au sien. C’est une des leçons que nous avons prises de Socrate quand il nous propose de toujours passer par le filtre des trois “tamis” les motifs qui nous amènent à dire ou à faire ce que nous nous apprétons à mettre en oeuvre chaque fois que nous envisageons de faire quelque chose de significatif...

Mettre ou ne pas mettre son enfant à l’école ? La question est d’autant plus importante qu’elle suppose une prise de décision qui met en jeu ce que nous avons de plus précieux. Chercher à y répondre en toute conscience vaut bien de prendre le temps d’utiliser nos trois tamis. Ce treillage fonctionne en réalité comme autant de filtres qui permettent à chacun de s’interroger en toute liberté. Bien utilisé, un tel épurateur d’idées nous invite d’une part à ne pas nous faire violence et d’autre part à ne pas imposer cette violence à ceux dont le tamisage donnerait des résutats différents...

Un outil de questionnement qui permet de se montrer doux par rapport à soi et tolérant par rapport aux autres ne me semble pas inutile alors même que nous traversons une période au cours de laquelle beaucoup d’opinions prennent des airs de jugement et pendant laquelle la somme des contraintes qui pèsent sur chacun d’entre nous risque parfois de nous donner l’impression de ne plus être en mesure de penser librement parce que nos réflexions, confinées elles aussi, se laisseraient trop facilement contaminer par ce qu’en pensent les autres.

D’abord le premier filtre donc, celui de la justesse et, plus précisément pour ce qui nous occupe, celui de la vérité. Au nom de quelles vérités suis-je en mesure de prendre la décision de remettre, ou pas, mon enfant à l’école ? Que faut-il penser quand tout se mêle à son contraire et que l’on ne se sait plus à quel expert se vouer ? Quel avis faut-il suivre dans une telle cacophonie ? Au nom de quelle vérité agir dans un tel vacarme ?... Et bien, puisque la vérité semble prendre des visages multiples, puisqu’elle parait parfois avancer au jour le jour en fonction de ce que nous apprend une pandémie inédite causée par un virus mal connu, autant se forger la sienne, le plus consciencieusement possible. Il faudra alors agir au nom de celle-là, inévitablement relative en ces temps incertains, celle que l’on s’est construite en écoutant ce qui nous est dit, pas forcément ce qui est échangé sur les réseaux sociaux, et en lisant ce qui nous est proposé, notamment dans la presse plus spécialisée, à la seule fin de chercher à comprendre et analyser, en toute honnêteté, ce qui nous est donné à connaitre de façon à se construire, le plus lucidement possible, une opinion.

Et, dans un souci de tolérance, il faudra évidemment nécessairement se convaincre que cette opinion ne sera jamais en définitive, pour chacun, que sa propre vérité, c’est-à-dire celle qu’il n’est pas question de se voir imposer mais qu’il n’est pas question non plus d’imposer aux autres.

Celui qui, au delà de ce premier tamis, adhére à l’idée qu’il est suffisamment sécurisant de confier son enfant à une institution qui s’est donnée les moyens de faire respecter les mesures préventives, celui-là passera au deuxième tamis et il ne sera question ni de le juger ni encore moins de le critiquer pour cela. Celui qui, au contraire, se sera construit une opinion qui l’invite à penser que le risque demeure, quelles que soient les bonnes intentions des uns et des autres, trop présent parce que la sécurisation d’une institution comme l’école n’est, à ses yeux, sur le plan sanitaire tout simplement pas possible, et celui qui s’est, aprés s’être construit cette conviction, persuadé qu’il vaut mieux pour cela garder son enfant à la maison... Et bien, s’il en l’opportunité, qu’il le fasse ! sans s’exposer pour autant, lui non plus, au risque d’être jugé ou critiqué ni par les autres parents, ni par les enseignants qui, ils le savent tous depuis qu’ils ont reçu la circulaire de la FWB, feront le maximum pour qu’aucun élève ne soit, qu’il soit ou non présent à l’école, pénalisé dans la suite son parcours d’apprentissage...

Pour ceux qui parviennent au deuxième tamis, il sera alors temps de se poser la question de savoir s’il est bon pour l’enfant qu’il retourne à l’école. Là aussi, la réponse va inévitablement varier pour chacun. L’enfant a-t-il envie de retourner à l’école ? En a-t-il besoin ? Cela vous parait-il bien pour lui ? Cela vous semble-t-il positif pour son développement ? Si la réponse est oui, soit pour des raisons de retour à des apprentissages qui, pour votre enfant, se réaliseraient plus confortablement en contexte scolaire, soit, et d’après ce que j’en sais, c’est ce qui passe aux yeux de beaucoup d’enfants comme le plus urgent, parce qu’il éprouve le besoin de contacts sociaux en dehors de son espace familial et que l’idée de revoir ses copains de classe (ou, plus probablement une partie d’entre eux...) a pour lui beaucoup d’importance... la question du troisième tamis peut alors commencer à se poser... Si la réponse est négative parce que ni votre enfant, ni vous-même, ne parvenez à trouver du sens à un retour à l’école qui ne répondrait, chez lui, à aucune envie et à aucun besoin... prenez contact avec l’école pour assurer les conditions d’une bonne continuité pédagogique avant de garder tranquillement votre enfant à la maison sans jamais vous sentir, ni vous ni votre enfant, culpabilisé pour quoi que ce soit, ostracisé en quoi que ce soit...

Restera alors le troisième filtre... celui de l’utilité de remettre votre enfant à l’école. Là aussi, soyez votre seul maître dans la réponse que vous pourrez donner à votre propre questionnement. Si vous estimez que ces treize jours d’ouverture de l’école revêttent pour votre enfant une véritable utilité parce qu’il en profitera pour poser des questions à son enseignant, faire un bilan de ses connaissances et pour échanger avec d’autres élèves de sa classe, personne ne devra songer à essayer de vous donner tort. Et si vous pensez le contraire, et bien, même chose, il ne sera pas question d’essayer de vous convaincre que vous pouvez vous tromper tout simplement parce que, pour autant que vous vous donniez les moyens de maintenir le contact avec l’école, ce ne sera assurément pas le cas. Dans les deux cas, que vous décidiez de le mettre à l’école où pas, vous aurez en définitive raison parce que vous aurez vos raisons de le faire...

Voilà... un tamis... comme une première proposition pour poser ensemble le premier pas des pédagogies douces, celles qui n’imposent rien brutalement mais se proposent délicatement en laissant à chacun l’opportunité de faire passer par un triple filtre le bien-fondé de la décision qu’il s’apprête à prendre sans craindre, à aucun moment de sa prise de décision, de se voir critiqué par qui que ce soit ou de voir son enfant pénalisé, d’une manière ou d’une autre, dans les apprentissages qu’il lui reste à réaliser.

Dans une société agressée par cette pandémie décidément difficile à maitriser, il est plus que jamais urgent que la pédagogie qui n’a pour vocation ni de guérir quoi que ce soit, ni d’afficher, d’une façon ou d’une autre, le prestige d’une nation ni de participer d’une quelconque manière à la relance économique, se fasse la plus douce possible en tentant de se frayer un chemin dans la vie des familles sans bousculer quiconque et en laissant chacun libre de choisir ce qui lui semble juste, bon et utile pour lui-même comme pour les siens...                                                             Bruno Humbeeck

A nos chers élèves...


                           ...on pense à vous !


https://youtu.be/RWi7qK3C_Pg




Tout comme durant le congé de Pâques, l'école continuera à assurer une garderie pour les enfants dont les parents sont en première ligne.

Toute demande d'inscription se fera par mail à l’adresse secretariat@donboscostgeorges.be pour le vendredi soir, svp. Merci d’indiquer le(s) jour(s) et l’horaire.


Si vous avez besoin d’une garderie avant 8h30 et/ou après 15h00, merci de prendre contact avec Madame Pironnet Sandrine (directrice de la Galipette) au 0491 22 92 80.


Circulaire 7524 - consignes pour les établissements en vue des vacances de printemps et concernant les voyages scolaires.


A LIRE....


L’enseignement
en immersion: zeer goed ?

Anne-Catherine De Bast


L’immersion a la cote ! Mais le bilinguisme des élèves, grand espoir des parents, est-il au rendez-vous ? Des chercheurs de Louvain-la-Neuve et Namur ont étudié la question. Si la réponse est nuancée, le constat est clair: elle n’a aucune influence négative sur la maîtrise du français et les élèves sont mieux armés pour communiquer dans la langue étrangère.


http://athena-magazine.be/magazine/le-magazine-n343-2/lenseignement-en-immersion-zeer-goed/



Reprise des diners chauds


Suite à l'arrêt du service traiteur aux écoles de la Ferme de Hepsée. Nous ferons dorénavant appel à TCO.


Les diners chauds (ou soupes) reprendront dès le mois d'octobre pour les troisièmes maternelles et les primaires.  


  • Les menus « papier » seront distribués la première semaine du mois précédent (sauf pour cette fois-ci) et seront consultables sur le site de l’école.
  • La commande doit impérativement être remise au titulaire de la classe pour le 15 du mois précédent.
  • Toute rectification est possible la veille avant 10h00, dans le cas du non-respect de cette procédure, tout repas commandé ne sera pas remboursé.


Contact :

+32 (4) 259 61 33

secretariat@donboscostgeorges.be


Direction :

Madame R.Dessart


Secrétariat :

Madame R.Lemaire